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"Mallarmé ne cesse de s’effacer lui-même de son propre langage, au point de ne plus vouloir y figurer qu’à titre d’exécuteur dans une pure cérémonie du Livre où le discours se composerait de lui-même."
Argumentation d’Oriane (encre verte): d’où toute cette «littérature» contemporaine qui ne tourne que sur elle-même dans le plus grand détachement possible du monde et du sujet, une littérature qui tourne à vide n’écrivant que sur les signes, les formes des signes, les rapports des signes entre eux, évitant tout ce qui, de près ou de loin, pourrait ressembler à un « message » [L’absolu de l’horreur littéraire]. Foucault ajoute plus loin : « Qu’est-ce donc que ce langage, qui ne dit rien, ne se tait jamais et s’appelle «littérature»?» Mallarmé et Gertrude Stein, deux des écrivains qui ont le plus dénaturé la littérature ouvrant la voie à ce qu’on ose appeler la «littérature contemporaine» et qui est proprement illisible car littérature pour universitaires, elle n’est faite que pour la glose.
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